Référencement d’un site de voyance : la transparence comme seul levier
Publié le 23 septembre 2026
Un site de voyance affronte une difficulté que peu de secteurs connaissent : une partie de son audience est convaincue d’avance qu’il s’agit d’une escroquerie, et l’autre est dans un état émotionnel qui appelle des précautions particulières. Entre les deux, il faut écrire.
Le référencement n’y consiste pas à trouver les bons mots-clés. Il consiste à construire une crédibilité dans un domaine où elle ne va pas de soi.
Une activité libre, mais un cadre exigeant
Commençons par dissiper une confusion répandue : exercer la voyance n’est pas interdit en France. L’ancien article R.34 du code pénal, qui réprimait « les gens qui font métier de deviner et pronostiquer », a disparu avec l’entrée en vigueur du nouveau code pénal en 1994. Il n’existe ni diplôme requis, ni ordre, ni agrément.
Mais l’absence de réglementation spécifique ne signifie pas l’absence de règles. Elle signifie que le droit commun s’applique intégralement — et il est plus strict que ce que beaucoup de sites du secteur semblent croire.
Trois textes à connaître avant d’écrire une ligne
Les pratiques commerciales trompeuses, articles L.121-2 et suivants du code de la consommation. Est trompeuse la pratique qui repose sur des allégations fausses ou de nature à induire en erreur. « Retour de l’être aimé garanti », « résultats sous 48 heures », « don héréditaire certifié » entrent sans difficulté dans cette définition.
L’abus de faiblesse, article 223-15-2 du code pénal. Il réprime le fait d’abuser de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse d’une personne pour la conduire à un acte gravement préjudiciable. C’est le texte sur lequel tombent les affaires de consultations répétées facturées à des personnes vulnérables.
L’information sur les prix, obligation générale du code de la consommation, renforcée en vente à distance. Le tarif doit être connu avant l’engagement. Pour un numéro surtaxé, le coût de l’appel s’affiche à côté du numéro, lisiblement.
Rien de tout cela n’empêche d’exercer. Tout cela interdit de promettre.
Ce qui fait la différence : dire ce que vous ne faites pas
La mention « à but de divertissement » est devenue courante, et beaucoup la considèrent comme une formule creuse. Elle ne l’est pas : elle qualifie la prestation et vous protège, à condition que le reste du site ne la contredise pas.
Allez plus loin. Dites que vous ne remplacez ni un médecin, ni un psychologue, ni un avocat. Dites que vous ne traitez pas les questions de santé. Dites que vous refusez les consultations répétées sur un même sujet. Annoncez un tarif fixe plutôt qu’une facturation à la minute qui incite à faire durer.
Chacune de ces phrases vous coûte peut-être un client. Toutes ensemble, elles construisent exactement ce que le secteur ne produit pas — et que les moteurs, sur les sujets touchant à la vie des gens, évaluent avec attention. C’est ce que recouvre l’exigence de fiabilité sur les sujets sensibles.
Nos annuaires classent ce domaine sous divertissement, lisent chaque fiche avant publication et refusent les textes déjà parus ailleurs. Soumettre mon site
Le contenu qui fonctionne, et celui qui dessert
Ce qui attire durablement : l’explication des supports — tarot de Marseille, oracle, numérologie, astrologie —, leur histoire, leur symbolique, le déroulement concret d’une consultation, ce qu’il faut préparer. Ces sujets sont cherchés toute l’année par des gens curieux avant d’être clients.
Ce qui dessert : les témoignages invérifiables, les promesses chiffrées, l’urgence fabriquée, et les pages qui ciblent explicitement la détresse — rupture, deuil, maladie. Ces dernières vous exposent au double titre du droit et de la réputation.
L’horoscope quotidien, lui, est un cas particulier : très recherché, mais produit en masse par des médias qui dominent la requête. Mieux vaut un horoscope mensuel écrit sérieusement qu’un horoscope quotidien automatisé qui ressemble à tous les autres — et qui tombe sous la définition du contenu dupliqué.
Ce que montrent nos annuaires
Nous éditons 132 annuaires. Ce domaine y rassemble 384 fiches, réparties sur quatre rubriques qui ne disent pas la même chose.
La plus fournie est l’ésotérisme, avec 216 fiches sur 11 annuaires — ses libellés couvrent le paranormal, la divination, la tarologie et les arts divinatoires. Vient ensuite l’astrologie avec 114 fiches sur 22 annuaires, puis une rubrique plus spécialisée — cartomancie, chiromancie, numérologie, magnétisme — avec 26 fiches sur 14 annuaires.
Le détail qui mérite attention : sur plusieurs annuaires, ces rubriques sont classées sous divertissement, pas sous santé ni sous services. Ce n’est pas un hasard de rangement, c’est la position juridiquement défendable — et elle correspond à la mention que vous devriez avoir sur votre propre site.
Avec 384 fiches pour un secteur aussi demandé, ces rubriques sont peu encombrées. Une fiche rédigée avec soin y est visible immédiatement.
Choisir ses annuaires, et écrire à chaque fois
La règle est la même que partout, avec une raison supplémentaire d’y tenir : dans un secteur où la défiance est le réflexe, une fiche recopiée mot pour mot sur cinq sites est exactement le signal que vos visiteurs cherchent à détecter.
En examinant les 87 000 fiches de nos annuaires, nous en avons dépublié 830 pour ce motif. Rédiger une description qui tienne demande une heure ; vérifier qu’un annuaire est sérieux en demande cinq.
Questions fréquentes
La voyance est-elle une activité réglementée en France ?
Non. Il n’existe ni diplôme requis, ni ordre professionnel, ni autorisation préalable. L’ancien article R.34 du code pénal, qui punissait « les gens qui font métier de deviner », a disparu avec l’entrée en vigueur du nouveau code pénal en 1994. L’activité relève donc du droit commun — et c’est justement ce qui la rend exigeante.
Que risque-t-on à promettre un résultat ?
Deux choses. La pratique commerciale trompeuse, définie par les articles L.121-2 et suivants du code de la consommation, quand l’annonce porte sur des allégations fausses ou de nature à induire en erreur. Et l’abus de faiblesse, réprimé par l’article 223-15-2 du code pénal, quand on exploite l’état d’ignorance ou de sujétion d’une personne pour la conduire à un acte qui lui est gravement préjudiciable.
Faut-il afficher ses tarifs ?
Oui. L’information sur le prix avant la conclusion du contrat est une obligation générale du code de la consommation, et elle est renforcée pour la vente à distance. Pour les consultations par téléphone surtaxé, le coût de l’appel doit être affiché lisiblement à côté du numéro.
Pourquoi les annuaires classent-ils la voyance sous « divertissement » ?
Parce que c’est la position la plus défendable. Ce classement dit ce que l’activité est au regard du droit : un service, pas un soin ni un conseil professionnel réglementé. Plusieurs de nos annuaires l’ont adopté, et c’est cohérent avec la mention « à but de divertissement » que beaucoup de praticiens font figurer sur leur site.
Sources
- Code de la consommation — articles L.121-2 et suivants, pratiques commerciales trompeuses.
- Code de la consommation — article L.111-1, information précontractuelle sur les prix.
- Code pénal — article 223-15-2, abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse.
- Abrogation de l’article R.34 du code pénal, entrée en vigueur du nouveau code pénal, 1994.
Deux autres domaines où ce qu’on n’a pas le droit d’écrire compte autant que le reste : le référencement d’un site de rencontre et celui d’un praticien bien-être.
Article informatif. Le SEO évolue et aucun résultat n’est garanti : privilégiez toujours des pratiques conformes aux consignes de Google.