Dofollow ou nofollow : la différence expliquée simplement
Publié le 16 septembre 2026 mis à jour le 23 septembre 2026
nofollow, sponsored et ugc comme des indices et non plus comme des consignes absolues. Conséquence pratique : un lien non suivi n’est pas un lien inutile — il apporte du trafic, de la visibilité et participe à la vraisemblance d’un profil de liens naturel.« Ce lien est en nofollow, il ne sert à rien. » Cette phrase circule dans tous les forums SEO depuis quinze ans, et elle est fausse — ou du moins tellement simplifiée qu’elle induit en erreur. Voyons ce que ces attributs font réellement, ce qu’ils ont cessé de faire, et comment les intégrer sans dogmatisme dans une démarche d’acquisition de liens. Pour la vue d’ensemble, notre dossier sur les bases du netlinking replace cette question parmi les autres.
D’où vient l’attribut nofollow
Il faut se souvenir du web du milieu des années 2000. Les blogs venaient d’exploser, chacun ouvrait ses commentaires, et une armée de robots s’était mise à déposer des liens dans ces espaces libres. Les éditeurs se retrouvaient à recommander malgré eux des sites qu’ils n’avaient jamais vus.
La réponse fut un attribut ajouté à la balise de lien, permettant à l’éditeur de dire au moteur : « ce lien existe sur ma page, mais je ne le cautionne pas ». Le nofollow était né, adopté rapidement par les principaux moteurs. C’est important à retenir : il n’a jamais été conçu comme une punition infligée à la page de destination, mais comme une décharge de responsabilité éditoriale. Cette origine explique la plupart des malentendus qui ont suivi.
« Dofollow » : un mot qui n’existe pas dans le code
Petite précision technique qui a son importance. Il n’y a pas d’attribut dofollow dans le langage HTML. Le terme est un raccourci de la communauté SEO pour désigner ce qui est en réalité l’absence de qualification : un lien normal, écrit sans rien de spécial.
Autrement dit, un lien est suivi par défaut. Poser un lien, c’est par nature émettre un signal, et il faut une action délibérée pour l’atténuer. Cela découle directement de la définition même d’un lien entrant et de son rôle en référencement : un chemin qu’un robot emprunte, doublé d’une forme d’approbation implicite. Quand quelqu’un vous promet « un lien dofollow », il vous promet donc simplement un lien que personne n’a pris la peine de désamorcer.
Trois attributs, trois messages différents
Le jeu s’est enrichi en 2019 : Google a introduit deux qualifications supplémentaires, afin que les éditeurs puissent expliquer pourquoi un lien n’est pas une recommandation ordinaire.
rel="nofollow"— le message historique : je ne cautionne pas cette destination. Usage typique : un lien cité à titre d’exemple négatif, ou un espace peu maîtrisé.rel="sponsored"— ce lien fait l’objet d’une contrepartie : publicité, partenariat commercial, article sponsorisé, affiliation. C’est l’attribut à utiliser dès qu’il y a eu paiement ou échange de valeur.rel="ugc"— user generated content : le lien a été posé par un visiteur, dans un commentaire, un avis ou un message de forum.
Ces valeurs se cumulent dans un même attribut. Un lien peut être qualifié à la fois comme sponsorisé et comme non suivi. Du point de vue d’un éditeur honnête, la règle est simple : si de l’argent ou un avantage a circulé, l’attribut sponsored s’impose. Ne pas le faire, c’est présenter une publicité comme une recommandation éditoriale — ce que les consignes anti-spam de Google désignent explicitement comme un schéma de liens.
Le vrai tournant : de la directive à l’indice
Voilà le point que beaucoup d’articles anciens n’ont pas intégré. Jusqu’en 2019, ces attributs fonctionnaient comme des ordres : le moteur s’interdisait de suivre le lien. Depuis, Google les considère comme des indices qu’il peut choisir de prendre en compte ou non, selon le contexte.
Il ne faut pas surinterpréter ce changement. Cela ne signifie pas que les liens non suivis transmettent désormais de l’autorité comme les autres ; cela signifie que le moteur se réserve la possibilité de raisonner. Un lien nofollow depuis une source parfaitement crédible, dans un contexte parfaitement pertinent, ne sera pas forcément traité comme du bruit.
La conséquence pratique est un changement de mentalité : arrêter de trier les liens en « bons » et « inutiles » selon un seul attribut, et se demander plutôt ce que le lien apporte concrètement.
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À quoi sert un lien non suivi, très concrètement
Prenons le cas d’une créatrice de bijoux dont un article est repris par un grand magazine féminin, avec un lien qualifié en nofollow. Que gagne-t-elle ?
- Du trafic réel. Des milliers de lecteurs peuvent cliquer, et un clic ne connaît pas les attributs HTML.
- De la notoriété de marque. Son nom apparaît dans un environnement crédible, ce qui influence la façon dont les gens la recherchent ensuite.
- Une chance d’exploration. Le lien peut permettre de découvrir une page récente.
- Un effet en cascade. Un lecteur professionnel qui la découvre là peut, lui, la citer plus tard sans qualification.
Face à cela, un lien suivi acheté sur une plateforme obscure lui apporterait zéro visiteur et un signal probablement neutralisé. Comparer les deux uniquement sur l’attribut n’a aucun sens.
Comment vérifier l’attribut d’un lien
Nul besoin d’outil payant. Sur la page qui vous mentionne, affichez le code source ou faites un clic droit sur le lien puis « Inspecter ». Vous verrez la balise complète et l’attribut rel s’il existe. Les extensions de navigateur dédiées au SEO permettent aussi de colorer automatiquement les liens non suivis d’une page.
Un conseil de bon sens : faites cette vérification avant de vous engager dans un partenariat, pas après. Beaucoup de plateformes vendent des liens en présentant l’absence de qualification comme un argument premium ; savoir lire soi-même le code évite bien des discussions.
Quelle proportion viser dans son profil de liens
Il n’existe aucun ratio officiel, et se méfier de ceux qui en annoncent un au pourcentage près. Le seul principe défendable est celui de la vraisemblance. Un site qui existe vraiment récolte naturellement un mélange : des liens éditoriaux non qualifiés, des mentions en commentaires, des liens de plateformes sociales, des citations de partenaires, parfois un article sponsorisé correctement déclaré.
Un profil composé à 100 % de liens suivis, tous avec des ancres commerciales impeccables, ne ressemble à rien de ce que produit le web réel. L’attribut n’est d’ailleurs qu’une des informations transportées par un lien : le texte cliquable choisi comme ancre en dit souvent bien plus long sur l’intention derrière le lien. Travaillez la diversité globale plutôt que d’optimiser une seule variable.
Le cas des annuaires et des plateformes d’inscription
Beaucoup de répertoires appliquent le nofollow par défaut à toutes les fiches, précisément parce qu’ils reçoivent des soumissions non sollicitées et ne peuvent pas cautionner chaque site un par un. C’est un choix éditorial prudent, pas un aveu de faiblesse.
La bonne question n’est donc pas « cet annuaire est-il en dofollow ? » mais « cet annuaire est-il lu, modéré, cohérent avec mon activité ? ». Un répertoire local sérieux qui envoie quelques dizaines de visiteurs qualifiés par mois vaut mieux qu’une liste automatique promettant des liens suivis à volonté. Le premier vous rend service même si Google fermait les yeux ; le second ne repose que sur un espoir algorithmique.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre dofollow et nofollow ?
Un lien dofollow est un lien ordinaire, que Google peut suivre et interpréter comme une recommandation. Un lien nofollow porte un attribut demandant au moteur de ne pas associer la page citée à la page citante.
Un lien nofollow apporte-t-il quelque chose au SEO ?
Pas d’autorité directe, mais il apporte du trafic, de la visibilité de marque et contribue à un profil de liens crédible. Google le considère par ailleurs comme un indice, pas comme une interdiction absolue.
Comment savoir si un lien est en nofollow ?
Inspectez le code de la page ou affichez son source, puis cherchez l’attribut rel dans la balise du lien. Des extensions de navigateur permettent aussi de repérer visuellement les liens qualifiés.
Faut-il refuser un lien en nofollow ?
Non, ce serait absurde s’il vient d’une source pertinente et fréquentée. Refusez plutôt les liens issus de sites sans audience réelle, quel que soit leur attribut.
Sources
- Google Search Central — Qualifier vos liens sortants : nofollow, sponsored et ugc.
- Google Search Central — Consignes anti-spam : schémas de liens et liens payants.
- Spécification HTML — Attribut rel des éléments de lien.
Trois métiers qui doivent marquer leurs liens commerciaux : un blog, un comparateur de prix et un site de paris sportifs.
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